Laurence Cappelletto

"Traversées"

Création photographique de X.Boisserie d'après es oeuvres de L.Cappelletto et musique de M.Vella

 

 

Traversées


La vision épouse une liberté soudaine. Des lucioles, des fées, des âmes, des Christs désenclavés de leur support mémorable. Des Christs au pluriel, voletant et planant, entre la mort et la vie, s’incarnant volontiers et volontairement dans la pensée, les mains et le coeur de Laurence Cappelletto. Le silence les a maintenus en résonance d’un voyage étonnant que réalisent les êtres lorsqu’ils décident de prendre part à la ronde terrestre. Le vent parfois les a accompagnés dans la lumière d’un nuage, tournoyant comme s’ils étaient tous très impatients de se révéler à leur intention. Les boddhisattvas, guerriers du soin à l’autre, havre d’amour et de pacifications, inspirateurs de toutes les transformations.
Ainsi, nous sommes partis à la rencontre de Marc Vella que je connaissais déjà. Pianiste des grandes étendues qui voit en la beauté de l’être, la manifestation de la fausse note comme un portail s’ouvrant sur tous les « possibles ». Il y ajoute une certaine élégance en laissant libre cours à l’inspiration d’unir sa musique à ces visions qui ont porté mon esprit jusqu’aux mondes : « de toute façon, cette musique, elle ne m’appartient pas ». Ses mots suivent l’anecdote d’y voir un Christ sur un feu rouge, penché sur le détail d’une présence.
Nous avons ensuite bataillé un peu sur les quelques entraves qui demeurent en symbole suppléant la croix. S’agirait-il là encore d’une réponse évidente de notre époque ? Comme pour exprimer le souhait d’un absolu salutaire, tandis que nous autres, nous gravitons dans une sphère où toute limite est une offrande précieuse par l’émerveillement et la joie. Car celle-ci est en soi un déclencheur de tous les potentiels d’amour, d’évolution et de guérison.
Nous sommes tous traversés si nous nous ouvrons, et nous traversons également car l’espace est ouvert. Laurence Cappelletto est une de ces lucioles en résonnance à cette fameuse fausse note. J’en ai eu la vision.


Xavier Boisserie.

 

 



22/07/2012
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